Je me rappelle, durant mes pratiques de Nadis Shodana et d’Anuloma Viloma, de la panique ainsi que de l’agitation corporelle qui m’habitaient durant la phase de rétention à poumons vides (Bahya Kumbhaka).
L’observation passive
Prendre un pas de recul et ne pas intervenir… J’ai remarqué que ma narine droite était souvent obstruée, mais pas suffisamment pour manquer d’air lors de la reprise du souffle. Cela a exigé de ma part un apprentissage pour gérer le stress déclenché par le ressenti de la baisse d’oxygène.
La visualisation
Ce qui m’a le plus aidé lors de ces moments? M’imaginer sous l’eau comme si j’étais en apesanteur. Le sentiment de calme engendré m’a considérablement permis de mieux maîtriser mes capacités respiratoires ainsi que mes angoisses injustifiées.
En me concentrant sur la sensation d’être immergé, j’ai développé une habileté à tranquilliser mon mental. Conséquemment, cela a eu un impact profondément positif sur ma pratique du pranayama.
Mes rétentions à poumons vides sont devenues plus accessibles, j’ai constaté (de manière significative) une meilleure gestion de mes inquiétudes et j‘ai trouvé une stabilité dans la posture. Ma durée de souffle globale en a été grandement améliorée !
Finalement, cette expérience m’a enseigné une leçon précieuse : la visualisation peut contribuer à la création d’un état de calme intérieur. Elle s’ajoute à ma liste d’outils pour surmonter les obstacles et les peurs qui se manifestent pendant ma pratique du pranayama. Maintenant, à toi de voir si elle peut te convenir…



