Notre carnet yogique

Pranayama | Crawl et paliers de respiration

Notre carnet yogique  Pranayama | Crawl et paliers de respiration
Rayonnement
Femme pratiquant comme technique de nage le crawl dans une piscine municipale.

Ç’a été une révélation ! J’étais en route vers le centre aquatique pour y faire des longueurs de nages. Ça faisait plusieurs mois que je n’y étais pas allé, alors j’anticipais le déroulement de la séance… pour m’ancrer dans le présent, j’ai commencé à respirer de manière consciente ; j’ai mis l’attention sur mon expiration via les 3 paliers de respiration et j’ai soudainement eu un flash. Je me suis dit « OMG, ça serait idéal pour moi de le faire aussi en crawl ».

À contresens d’une respiration naturelle

Bien que les changements relatifs à mon souffle étaient mineurs (inspiration plus courte et rapide), je voulais rétablir un équilibre. Dans ce contexte, j’ai instauré un rythme, une durée et un système de fractionnement pour chacune des expirations.  

À ce niveau, il y a déjà certaines similitudes avec le crawl. Pour éviter de m’essouffler, je dois maîtriser la phase expiratoire, car l’inspiration par la bouche est brève, ce qui occasionne une quantité d’air plus petite que la normale. Or, il est important de ne pas expirer par les narines trop fortement, ce qui viderait les poumons avant le moment de reprendre mon air.

Les 3 paliers

Lors de la respiration, il faut répartir l’air uniformément à travers 3 zones. Pour de nombreuses raisons, nos enseignements privilégient l’ordre suivant :

  • 1er tiers = respiration abdominale (par le ventre) nommée aussi la respiration diaphragmatique ;
  • 2e tiers = respiration costale (par la cage thoracique) via les muscles intercostaux ;
  • 3e tiers = respiration au niveau des clavicules, voire dans le haut du dos (entre les omoplates).

L’intégration pendant le crawl

Tout est une question d’observation et d’ajustement. Dans ces conditions, j’ai réussi à synchroniser le débit de l’expiration par un souffle lent à chaque palier de respiration et ainsi au 3e coup de bras je tournais ma tête sur le côté afin de reprendre mon air calmement. Étant donné qu’il me restait un peu d’air résiduel, je n’ai pas ressenti l’urgence de prendre une grande inspiration par une trop forte rotation de la tête hors de l’eau.

L’attention soutenue sur ma respiration a aidé à ma concentration et la régularité de l’expiration a permis une meilleure fluidité dans l’enchainement des mouvement, tout en me permettant de mieux conserver l’alignement tête-tronc-bassin !

Éventuellement, selon mon intention, je pourrai y effectuer certaines variantes comme celles-ci :

  • Prolonger la durée de l’expiration à chaque palier pour augmenter l’intervalle de temps entre chaque inspiration ;
  • Ajouter les rétentions entre paliers.

Bref, j’ai adoré ce début de réentraînement. Depuis, j’ai continué d’intégrer la technique de respiration yogique à la technique du crawl, et pour là où j’en suis ça me convient. L’expérience n’est pas la même chaque fois, d’où l’importance de ne pas rechercher ce qui a pu être vécu. J’accepte ce qui m’ait donné de vivre en sachant que je serai menée à pratiquer la natation différemment dans les années à venir. En attendant, je me sens comme un petit poisson dans l’eau en plus de profiter des autres bienfaits liés directement à la respiration par les 3 paliers… mais ça, c’est un autre sujet !

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